Entre Les Lignes

Jean Rebuffat - Emois et moi

Jean Rebuffat coule actuellement des jours heureux partagés entre la Belgique, la France et le Luxembourg, ce qui n'est rien par rapport à ses origines ethniques encore bien plus compliquées (et ne parlons pas de son enfance hollandaise).

Durant trente-huit ans, il a Ă©tĂ© journaliste au « Soir Â» oĂą il a pratiquement Ă©puisĂ© les chefs de tous les services avant d'en devenir un lui-mĂŞme, bien fait pour lui: tour Ă  tour (et parfois en mĂŞme temps) journaliste sportif, chroniqueur judiciaire, chroniqueur automobile, chroniqueur tout court, critique tĂ©lĂ©, etc., il a touchĂ© Ă  tout avec un Ă©gal bonheur (le sien, pas ceux de ses chefs, faut-il vous le rĂ©pĂ©ter?). Ce spĂ©cialiste du billet d'humeur dĂ©testait Ă©crire des Ă©ditoriaux, pensant que la pensĂ©e d'un journaliste ne pesait pas plus que la pensĂ©e d'un citoyen et que c'est en le faisant sourire qu'on le ferait rĂ©flĂ©chir, ce citoyen, plutĂ´t qu'en lui assĂ©nant un avis dĂ©finitif (que les faits dĂ©mentiraient de toute façon très vite).

PlacardisĂ© Ă  maintes reprises, la dernière fois alors qu'il Ă©tait chef du bureau de Bruxelles, on l'a enfermĂ© dans un rĂ©duit sans ordinateur en lui disant: « Mets le journal sur l'internet Â». C'est ainsi qu'est nĂ© « Le Soir en ligne Â» qu'il a dirigĂ© jusqu'Ă  sa mise Ă  la retraite, largement anticipĂ©e (prouvant par lĂ  son sens de l'histoire et son flair).

Il a Ă©galement consacrĂ© une part importante de lui-mĂŞme aux Ă©tudes, tantĂ´t en Ă©tudiant, tantĂ´t en enseignant. Il aime apprendre, il aime apprendre (aux autres) et cite volontiers un tic de sa gĂ©nĂ©ration soixante-huitarde comme une profonde vĂ©ritĂ©: « Je ne veux pas mourir idiot Â» et aimerait bien que le monde fasse pareil.

L'homme a beaucoup d'enfants et de petits-enfants dont il est très fier mais ça ne vous regarde pas, au fond, pas plus que sa vie privée, un véritable roman qu'il espère bientôt publier. (Si vous connaissez quelqu'un?)
Il s'est attelé à la rédaction de romans policiers historiques, dont le héros est un journaliste débutant dans les années cinquante (1950, ce qui prouve que ce grand paresseux n'aime pas se fatiguer inutilement). On vous tiendra au courant si vous êtes sages et si d'aventure cette suite venait à être publiée. (Si vous connaissez quelqu'un?)

Pour l'instant, il termine la présente biographie de Jean Rebuffat, partant du principe qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Fatigué par ce louable effort, il abrège mais il devrait encore vous dire qu'il aime les gens, le football (allez les Bleus!), les livres, la mer, le whisky, le vin et la cuisine, et pour ce qui concerne ses opinions politiques et philosophiques, lisez, vous devinerez. Il a horreur des chemises au col serrant (normal, il a un gros cou), des fautes d'orthographe et de la grammaire. Il hait, il déteste, il abhorre, il vomit plein de choses mais comme il est bien élevé, vous ne saurez pas lesquelles (enfin, un peu, si vous lisez).

Ses figures de style préférées sont la métaphore et l'oxymore, avec des faiblesses passagères pour l'épanorthose, le calembour, le métaplasme (aphérèse et apocope sont des prénoms, métaplasme est notre nom de famille), l'homéotéleute et l'épitrochasme. Car il est fort en grammaire, ce n'est pas le moindre de ses paradoxes. Je l'aime bien, au fond (je parle de moi, une fois encore). Mais il est parfois insupportable, vous voilà prévenus.

Sa chronique s'intitule "Emois et moi"

Un château perdu au loin dans les vignes sous le soleil du Languedoc photographié en août 2010.
Si cette rubrique pouvait vous réchauffer le cœur et les os, vous distraire, vous faire rêver ou simplement vous intéresser... mes émois à moi seraient à vous!

Lire les articles

 

Infolettre

A lire

Nous parrainons

Pour.Press

Sondage

Photos, au hasard ...

Menu général

Je bouge, alors suivez-moi : EntreLignes
Twitter
You are here:

Pour toute information :


Logo Entre les Lignes

QRCode-ELL-Pt